Le contexte du mandat
Alpures Swiss a confié à MB Media Group la production de ses contenus Instagram, avec une contrainte qui structure l’ensemble du projet : s’adresser simultanément à une audience francophone et à une audience anglophone. Le mandat porte sur huit contenus — quatre publications et quatre carrousels — répartis en deux moitiés linguistiques distinctes : une partie intégralement pensée, rédigée et conçue en français, l’autre intégralement en anglais.
Cette configuration n’est pas anodine. Beaucoup de marques suisses actives à l’international se contentent de publier en une seule langue, ou pire, d’empiler deux traductions dans une même légende, ce qui allonge le texte, dilue le message et pénalise la lisibilité sur mobile. Le choix retenu ici est plus exigeant mais nettement plus efficace : chaque contenu vit dans une seule langue, avec sa propre logique de rédaction, ses propres références et son propre appel à l’action.
Deux langues, deux versions à part entière
Le principe de travail appliqué sur ce mandat est simple : on ne traduit pas, on adapte. Un contenu anglophone n’est pas la version anglaise d’un contenu français, c’est un contenu à part entière, écrit directement en anglais, avec le rythme, les tournures et les codes propres à cette audience.
Concrètement, cela implique un travail de rédaction dédié pour chaque version : accroche retravaillée pour rester percutante dans la langue cible, longueur de phrase ajustée au format Instagram, appel à l’action formulé selon les usages locaux, et jeu de hashtags spécifique — car les mots-clés qui fonctionnent en français sur le marché suisse romand n’ont pas leurs équivalents littéraux du côté anglophone. Les textes intégrés aux visuels suivent la même logique : les gabarits sont conçus pour absorber des longueurs de mots différentes sans casser la mise en page, l’anglais étant généralement plus compact que le français.
Quatre posts et quatre carrousels : une répartition assumée
Le mix de formats retenu répond à deux objectifs complémentaires.
Les quatre publications simples portent les messages à impact immédiat. Un visuel, une idée, une légende courte. Ce format sert la visibilité pure : il est rapidement consommé dans le fil, se prête bien au partage et permet d’installer l’identité visuelle de la marque sans demander d’effort au lecteur.
Les quatre carrousels jouent un rôle différent. En multipliant les slides, ils permettent de dérouler un raisonnement, de détailler un point, de comparer, d’expliquer. Ce sont des formats à forte valeur ajoutée : ils génèrent du temps passé sur le contenu, favorisent les enregistrements et sont mieux considérés par l’algorithme parce qu’ils retiennent l’attention. Chaque carrousel est construit selon une structure éprouvée — une première slide qui capte, des slides intermédiaires qui apportent la substance, une dernière slide qui conclut par une action claire.
Cette alternance évite l’effet de monotonie d’un feed constitué d’un seul type de contenu, tout en équilibrant portée et engagement sur la période.
Une direction artistique tenue sur l’ensemble
Huit contenus produits en deux langues, c’est aussi un risque : celui de la dispersion visuelle. Le travail préalable de MB Media Group a donc consisté à poser des gabarits communs à toutes les productions, quelle que soit la langue.
Palette de couleurs, hiérarchie typographique, traitement des images, placement du logo, style des titres et des encadrés : ces éléments sont fixés une fois pour toutes et déclinés sur chaque contenu. Le résultat est un feed lisible, où l’on identifie immédiatement la marque sans avoir besoin de lire, et où les contenus français et anglais se répondent visuellement au lieu de sembler provenir de deux comptes différents.
La composition est également pensée à l’échelle de la grille Instagram, et non uniquement contenu par contenu. L’ordre de publication est arbitré pour que l’aperçu du profil — souvent le premier point de contact d’un visiteur — reste équilibré et cohérent.
Le déroulé de la production
La méthode appliquée suit les étapes de travail habituelles de l’agence sur ce type de mandat :
- Brief et cadrage — recueil des informations sur la marque, ses messages prioritaires, son ton et ses audiences cibles dans les deux langues.
- Ligne éditoriale — définition des angles à traiter et de la répartition entre publications et carrousels.
- Calendrier éditorial — planification des huit contenus sur la période, avec alternance des formats et des langues.
- Conception graphique — création des visuels à partir des gabarits validés, en respectant les contraintes de lisibilité mobile.
- Rédaction — écriture des légendes, des textes intégrés aux visuels et des jeux de hashtags, version par version.
- Validation — présentation de l’ensemble au client, ajustements et corrections.
- Publication et suivi — mise en ligne selon le calendrier convenu et observation des retours sur chaque format.
Ce séquencement permet au client de garder la main à chaque étape tout en déléguant l’intégralité de la charge opérationnelle — qui, sur un dispositif bilingue, représente concrètement le double du travail rédactionnel d’un mandat monolingue.
Ce que le mandat laisse derrière lui
Au-delà des huit contenus livrés, le projet a produit un socle réutilisable : des gabarits graphiques testés, une charte éditoriale écrite dans les deux langues, une structure de carrousel qui a fait ses preuves et un référentiel de hashtags par langue. Autant d’éléments qui accélèrent les productions suivantes et garantissent la continuité de l’identité de marque dans la durée.
C’est précisément l’approche que défend MB Media Group sur ses mandats de community management : produire du contenu qui tient debout aujourd’hui, mais surtout construire un système qui permet de continuer à en produire demain, sans repartir de zéro à chaque cycle. Pour une marque qui s’adresse à deux marchés linguistiques, cette structuration n’est pas un confort — c’est la condition pour rester présent et cohérent des deux côtés à la fois.


